Joséphine Ambroselli

pianiste
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Son père au piano s’essayant au Concerto de Schumann en chantant à tue-tête les répliques de l’orchestre, voilà la première image qu’a eue Joséphine de la musique. De là, un pas a suffi pour que le piano devienne sa vie.

Son premier prix ? Celui de la Fondazione Antonio Salieri di Legnano, qu’elle a remporté à Salzbourg à l’âge de quinze ans, en sonate avec violoncelle, et qui lui a offert la possibilité de partir en tournée en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas. C’est là qu’elle décide que sa formation sera internationale. Joséphine Ambroselli part donc à l’étranger pendant cinq ans : à Leipzig, Cologne et Bruxelles, où elle découvre auprès de Jean-Claude Van den Eynden une musicalité d’une grande finesse, guidée par l’intelligence.

Elle s’investit dans de nombreuses formations de chambre, mais en particulier dans le duo qu’elle forme avec la soprano Marie Perbost. Ensemble, elles remportent le Premier Prix de Duo Chant-Piano au Concours international Nadia et Lili Boulanger en 2015, sont lauréates du Concours international de la mélodie de Gordes en 2014 et obtiennent le prix spécial des “Amis du lied” au Concours international de lied d’Enschede en 2013. Elles viennent d’enregistrer leur premier disque chez Harmonia Mundi : Une Jeunesse à Paris (sortie février 2019).
La musique est partout : mais son cœur est à Paris. Joséphine revient donc en France pour étudier la musique de chambre ainsi que l’accompagnement vocal au CNSM de Paris. Elle y fit la rencontre foudroyante d’Anne Le Bozec : un tournant dans sa carrière. Auprès d’elle, Joséphine découvre un monde sonore d’une infinie richesse. Depuis, elle est en quête perpétuelle d’un son toujours plus varié, plus imagé et plus expressif. Son piano est pour elle un véritable laboratoire de recherches sonore.
Chambriste, elle entretient néanmoins sa carrière de soliste. Gagnant l’estime de Martin Lebel en décembre 2012 à la Salle Gaveau à Paris, elle rejoue sous sa baguette en 2016, avec le Karlovy Vary Symphony Orchestra. Joséphine est également l’invitée de l’Orchestre de Chambre de Toulouse en 2017/2018.

Frappée très jeune par un conseil que lui avait donné France Clidat : “Il nous faut des pianistes cultivés !”, Joséphine Ambroselli comprend que c’est par le mélange des genres artistiques qu’elle puisera sa force et son audace. Après des études poussées de littérature allemande, elle crée en 2011 son premier spectacle “Fugue en fuite” - Heading Headlong, dans le cadre du Festival Courant d’Air à Bruxelles, dans lequel elle réinterprète la polyphonie de Jean-Sébastien Bach avec de la danse et des vidéos. En 2015, elle crée “Le Ciel était trop bleu”, un roman musical librement inspiré du roman “Une Vie de Guy Maupassant” et commence en 2016 à travailler sur un nouveau projet, centré sur un cycle de mélodies de Francis Poulenc.

Dans une volonté de transmettre la musique avec joie et bienveillance, Joséphine consacre également une partie de son temps à l’enseignement, qu’elle propose selon une méthode tout-à-fait particulière, inspirée de la pédagogie de Maria Montessori.

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